jeudi, 08 juin 2006
... ma Vie, mon Souffle, ma Muse, mon Ciel...
Après. Un grain de sable. Une pincée. Une poignée. Une fraction de seconde. Ou quelques heures. Ou quelques jours. Après. Quand je pose le pied, j’aperçois, à ses côtés, Maître Luo Wang.
Deux minuscules éclats de laque noire dans un visage de vélin sec, creux, filoché d’une fine barbe ébène. Robe de soie écrue. Longue blouse floue de coton piquetée d’encre.
Il sourit. Dit. Toujours l’incompréhensible langue claquée, nasillée. Aussitôt, en écho, le merle, au loin, traduit :
« Permettez-moi de vous présenter ma Vénérée, ma Souveraine, ma Vie, mon Souffle, ma Muse, mon Ciel, Celle dont j’ai l’inestimable bonheur d’être l’époux :
Kuo Laï.
![]()
...
11:30 Écrit par frédéric clément dans Rayon du blanc | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : Frédéric Clément, Littérature, Ecriture, Livres, Arts et Culture, Voyage |
Facebook















