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samedi, 14 juin 2014

"Le Livre Épuisé" : English translation (3)

 

 

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( 1er mai 2014 : Début de mon travail de traduction IN ENGLISH de mon "LIVRE ÉPUISÉ", anciennement édité aux Ed. Ipomée-Albin Michel, droits appartenant maintenant à Frédéric Clément, texte déposé à  la SACD )

 

 

 

 

 

 

THE BUSHED BOOK 

(temporarily title)


Shattered by storms, starched with salt and spray
it plopped itself down at dawn like a bird of stone
weary with travels, heavy with clouds.

 


Flying upon his eyelids, its shadow woke up the child,
a shadow looking like a dark star.


And by the sound of its fall over the dunes
the child got up against the sunlight
and walked into the wind towards the desert.

 

( ci dessous, suite de la traduction travaillée ce samedi 14 juin 2014 )

 

The blushed Book lied down, right there
among the waves of sand created/caused by the crash


The child lifted it up with difficulty,
so heavy its pages with water, salt, shells,
with seaweeds and grass’ scraps.


 Facing the sun, for a long time,
he remained squatting,
the open and panting Book on his knees.


For a long time.



When the sun had drawn the smallest drop from the Book,
when the wind had blown the slightest grain of salt,
then, the Book whispered in its crumpled paper tongue :

 

 

 

(to be continued)

Copyright © Frederic Clement, texte déposé à la SACD

 

.

 

LE LIVRE ÉPUISÉ :

 

Éreinté d’ouragans, tout empesé de sel et de ciel,
il se laissa tomber à l’aube comme un oiseau de pierre,
harassé de voyages, trempé de nuages.

C’est son ombre qui réveilla l’enfant, son ombre
comme une étoile sombre filant sur ses paupières.

Et c’est au bruit de sa chute derrière les dunes
que l’enfant se leva à contre-jour puis marcha
contre le vent vers le désert.

 

Le livre épuisé gisait, là, parmi les ondes de sable
provoquées par le choc.

L’enfant le souleva avec peine tant ses pages étaient lourdes d’eau,
de sel, de coquillages, de lambeaux d’algues et d’herbes.

Il resta accroupi longtemps, le livre ouvert et pantelant
posé sur ses genoux, face au soleil.
Longtemps.

Quand le soleil eut fini de boire l’eau du livre,
quand le vent eut léché chaque grain de sel,
le livre dans sa langue de papier froissé chuchota :

 

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Copyright © Frederic Clement, texte déposé à la SACD

 

... à suivre 

 

.

 

 

18:57 Écrit par frédéric clément dans rayon bruits qui courent, Rayon éventaire, rayon parenthèses, Rayon plumes, Rayon surprises, rayon suspens, rayon temps suspendu, Rayon voyages, Tiroir n°1 des mots trouvés | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : frédéric clément, frederic clement, livres, grains de beauté, lubie, fleurs, vanités, paris musée, chat, chapeau, chihiro, paradisier, ovo, cabinet curiosités, ange, naples, napoli, chapelier, plumes, chapellerie, paradis, cirque, circus, botanique, magasin zinzin, jardin, tuileries, fleur, vanité, cabinet de curiosités, breughel, brueghel, paris, ravel, maurice ravel, facebook | facebook | facebook |  Facebook