vendredi, 03 mars 2006
... découverte de vendredi
... Oubli hier soir d'éteindre Myrrhus II. Nuit fièvreuse encore...
Ce matin, l'écran en veille. Un clic sur le clavier. Apparition de cette image :
Le Lotus figé au dessus d'une toundra, ou d'une mer, ou d'un désert, ou peut-être d'une gigantesque page jonchée de caractères typographiques, méandreux à donner la nausée... Clignements d'yeux. Je suis les lettres de la pointe de mon crayon. Je tente de décrypter. Je note sur un papier :
"Ce sont les trilles d’un oiseau qui m’ont sorti de mon abîme de sommeil. La jonque racle du roc. Je m’étire. Je sors. Pont. Poignard du soleil dans l’œil. Point noir. Le Capitaine Tuan me signifie que quelqu’un sur le quai cherche à me rencontrer.
" Me rencontrer ? Quelqu’un ? Ici ? En mer de Chine ? Et d’abord, où sommes-nous ? Sur quelle côte ? Sur quelle île ? "
... ... ...
Je relis ces quelques lignes. Et vertige. Et tournis. Car ce sont, là, sur l'écran et sur mon papier, les derniers mots d'un texte, sorte de roman-labyrinthe laissé en points de suspension, en silence, ou en jachère depuis presque deux années.
Myrrhus m'aurait-il attiré, là, pour que je reprenne la main ?
12:05 Écrit par frédéric clément dans Rayon d'en bas | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : Littérature |
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