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vendredi, 03 février 2006

... cap de l'Escarpin

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… Toutes les veilleuses et les veilleurs de nuit ont pu noter sur leur carnet d’insomnie que le grand vaisseau a affalé ses voiles vers 19 heures, à la tombée du jour du 2, qu’il fit escale toute la nuit à l’abri des vents, des écrans et des yeux le long de la discrète côte ouest, qu’on entendit, parmi les chuchoteries, les petits rires et les soupirs, des bruits de pas, de bois et de caisses trainées…

A l'instant même où les lampadaires des villes se sont éteints, où les veilleuses et les veilleurs de nuit ont posé leurs joues sur leur carnet d’insomnie, quand les premiers écrans se sont allumés, le navire prit le vent Claquant qui passe sous le talon du cap de l’Escarpin…

09:50 Écrit par frédéric clément dans Rayon du blanc | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : Littérature |  Facebook