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mardi, 02 mai 2006

... quelques pas à Cognacq-Jay

Allée nappée. Je m’engage. Cerisiers gourds de fleurs. Lourds de pollen. Sourds de silence. Je marche à pas d’échassier, levant haut les pieds, gêné de froisser ce sol enneigé de pétales.

... ... ...

Pas d'image ce mardi. Blanc. Juste ces mots. Sobrement remonté ce matin de la mémoire de Myrrhus. Peut-être en écho au sol enneigé que foule Zérène ? Mais sait-on jamais avec les caprices de Myrrhus? Peut-être qu'à mon retour du musée Cognacq-Jay... j'aurai... nous aurons... Peut-être...

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14:00 Écrit par frédéric clément dans Rayon du blanc | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : Littérature |  Facebook

samedi, 08 avril 2006

... récapitulatif d'avril

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Samedi. Soleil. Profiter de l'absence du "merle conteur", piqueur, tireur de phrases, pour récapituler, en douce, le texte de la "page flottante"...

Rappelons nous... cette page remontée à la surface, malgré moi, qui s'est affichée un matin sur l'écran de Myrrhus II, le deuxième ordinateur Mac, bleu blanc, année 1998... Sans doute venue de sa mémoire. Mystérieusement.

Mot après mot, phrase après phrase, le texte se poursuit chaque matin, ou chaque soir, selon le caprice de Myrrhus.
Histoire complète? Fragment de roman ? J'avoue que moi-même je flotte un peu ...

Récapitulation de cette fin de semaine du 8 et 9 avril. Voilà ce que nous avons avons reçu :

Ce sont les trilles d’un oiseau qui m’ont sorti de mon abîme de sommeil. La jonque racle du roc. Je m’étire. Je sors. Pont. Poignard du soleil dans l’œil. Point noir. Le Capitaine Tuan me signifie que quelqu’un sur le quai cherche à me rencontrer.

" Me rencontrer ? Quelqu’un ? Ici ? En mer de Chine ? Et d’abord, où sommes-nous ? Sur quelle côte ? Sur quelle île ? "

Un merle mandarin me répond. Très posément. Très poliment. Et je comprends le merle mandarin. Parfaitement. Un merle mandarin perché sur le doigt d’un homme en robe de soie couleur de soir et de merle amoureux avec gilet et jabot couleur jaune coquille. L’homme est muet. Mais le merle parle pour lui. Dans un limpide et pur Français, de sa voix flûtée de soprano, il dit :

" Nous sommes, cher et respecté Etranger, sur L’île de L’Empourprée, à l’est des sept îles d’Ylong, dans les eaux Tonkinoises.

Mon imminent Maître, le sage et vénéré peintre Luo Wong, a une dévorante passion pour son épouse, mais il rage, il désespère de trouver le rouge de ses joues quand elle se pâme sous ses paumes, il se ronge de ne pouvoir saisir le vibrant vermillon quand elle soupire sous ses caresses.

Il connaît sur le bout de ses bambous, la fiévreuse vie de votre feu Watteau. Il sait sur le bout de ses pinceaux le frissonnant carmin qui affleure la nuque et le cou de ses promeneuses muettes dans les allées des peupliers roux.
Le troublant incarnat que votre fringant Fragonard pose sur le lobe des oreilles et le nez de ses effarouchées et oscillantes demoiselles.

Et surtout… Surtout ce merveilleux vermeil que votre Maître, François Boucher, sait faire monter sur les joues de ses jeunes filles, elles, peu farouches.

Il poursuit :


" … Mon Maître Luo Wong sait que vous êtes Zérène, le bienheureux élève du bienheureux Boucher, et que, par le fait, vous saurez poser le dernier fumatto, la dernière vapeur, le frisselis rouge sur les joues de son épouse, son trésor, son irremplaçable Kuo Laï, Soupir de Pivoine.

Mon Maître Luo Wong vous supplie de nous suivre - dit le merle mandarin sur l’index de l’homme - Mon Maître serait très honoré si vous acceptiez son hospitalité et son humble atelier… "
Pressentant que je trouverai peut-être, là, une occasion d’enrichir ma boîte en galuchat de ... ... ... ...
( là, il manque un ou plusieurs mots ) : J’accepte.

Au capitaine Tuan, un signe : je m’absente.

Mon palanquin porté par deux faquins, torse nu, peau de cuir tannée comme de vieux portefeuilles. Nous oscillons. Vaguement. Nous trottinons. Dodelinons. Soubresautons. Nous pénétrons dans les limbes absinthe d’une bambouseraie. Le merle mandarin s’est tu. Somnole, tête sous l’aile, sur l’épaule de l’homme, du muet en robe de soie couleur de soir qui glisse à ma droite, qui siffle un mélancolique trille tonkinois. Le jabot fonce de quelques tons, se nuance de jaune jonquille. Le trille ricoche de fût en fût, dégouttelle de feuille en feuille.

Le dos du portefaix d’avant, parsemé de papillons pompeurs de sueur. Odeur acide. D’aisselles. De fruits surs. De sciure. De poix. De pisse. De poissons.

10:30 Écrit par frédéric clément dans Rayon du blanc | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : Littérature |  Facebook

mercredi, 22 février 2006

...

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11:30 Écrit par frédéric clément dans Rayon du blanc | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : Littérature |  Facebook

mardi, 21 février 2006

... à peine

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... l'écho de froissements de pétales. Les empreintes de pieds s'évaporant sur le blanc. Lentement. Furtivement, pendant la nuit, l'ombrageuse veilleuse ...

11:05 Écrit par frédéric clément dans Rayon du blanc | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : Littérature |  Facebook

jeudi, 16 février 2006

... deux surprises de midi

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... vers minuit, il m'avait semblé entendre une mélopée fredonnée à deux voix, quelques cliquetis de verroterie, mais Myrrhus II éteint, j'ai cru rêver... A mon retour, à midi, l'écran allumé... et...

12:20 Écrit par frédéric clément dans Rayon du blanc | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : Littérature |  Facebook

mercredi, 15 février 2006

... après cinq nuits...

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... cette nuit, à 2h 18, juste avant que j'éteigne Myrrhus II, quelques mots, mâchés, inaudibles, en bas sur le point de machefer...

En haut, quelques froissis de pétales qui se déplient, à peine perceptibles... Et ce matin...

11:01 Écrit par frédéric clément dans Rayon du blanc | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : Littérature |  Facebook

lundi, 13 février 2006

... 23h59

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23:30 Écrit par frédéric clément dans Rayon du blanc | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : Littérature |  Facebook

mercredi, 08 février 2006

... un premier point...

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... Les loups des mers avait harcelé, mordu, griffé la coque, secoué les voiles pendant un jour et une nuit. Au matin, la proue et le beaupré du navire, comme une aiguille aimantée, piquèrent droit vers un point, rond et noir...

08:50 Écrit par frédéric clément dans Rayon du blanc | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : Littérature |  Facebook

mardi, 07 février 2006

...Les vents rodaient...

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... tournaient autour du navire comme une meute de loups blancs...

10:08 Écrit par frédéric clément dans Rayon du blanc | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : Littérature |  Facebook

lundi, 06 février 2006

... le temps et les voiles...

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... semblaient s'être distendus. Car.
Quelques jours d'absence. A mon retour, sur l'écran de Myrrhus II et le blanc de mes "instants cléments", le navire n'avait parcouru qu'un pouce. Pas un seul sillage sur l'océan lacté... et un silence d'heure bleue...

10:00 Écrit par frédéric clément dans Rayon du blanc | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : Littérature |  Facebook