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vendredi, 26 mai 2006

... de la Pivoine

« Approchez… Approchez, cher bienheureux Zérène. Il vous faut traverser le Pavillon de la Pivoine, entrer sur votre droite, mon atelier, pour nous rejoindre dans le jardin. Approchez. Nous vous attendons, ma tendre épouse et moi… »

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... après-midi en échappée belle dans le Marais, Paris : exposition des derniers travaux/peinture de Claire Forgeot,
"La vie des cailloux"
à la Galerie Sylvie Alépé-Ebert , 5 rue Saint-Paul -Paris IVe
( jusqu'au 11 juin de 15 à 19h )
...
( Le récapitulatif de la "page flottante" est rangé dans le "tiroir n°1 de mots trouvés"

08:10 Écrit par frédéric clément dans Rayon du blanc | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : Littérature |  Facebook

mercredi, 24 mai 2006

... pendant que le Clément écrit...

Sentinelle, à la descente du pont, un saule, pâle, oscillant lentement comme un éléphant, presque menaçant, presque blanc, devant le Pavillon de la Pivoine.

Le Pavillon : Toit tout en tuiles de faïence, aussi régulières et nacrées que des écailles de carpe au soleil.
J’entends. La voix d’un homme nasonne. Assurément, il me hèle. Clapotis de mots que je comprends pas. Alors, le merle, de sa lisière de bambous, traduit :

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... Dans la nuit de mercredi à jeudi : Dépot de mots derrière mon dos. Sans doute Myrrhus-le-Merveilleux a-t-il voulu, par cet acte pirate, nous signifier qu'il reprenait fièrement, dignement le flambeau de son ainé, Myrrhus l'Ancien ...

Donc, ce dépôt clandestin d'une copieuse cargaison de mots. La "page flottante" s'étoffe.

Où l'on apprend que Zérène, ce peintre miniaturiste du XVIIIe siècle en dérive en mer de Chine, arrive sur le seuil de la maison de maître Luo Wong ...

18:55 Écrit par frédéric clément dans Rayon du blanc | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : Littérature |  Facebook

lundi, 08 mai 2006

... un signe clément de la mer de Chine

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... 14h 23 ( heure locale). D'une web-shop, sur Tsing-Tao ( = Île Verte), je me connecte à Blogspirit. N'ai pu résister. Curiosité. Vérifier. Voir si mes "Instants cléments"... Mais Myrrhus n'a toujours pas révélé d'autres mots à la "page flottante"... Nous sommes toujours bloqués, suspendus à :

... "de petits bruits de boules de neige sur la neige."

Désespérant ! Pourtant, je remarque : le Chinois à l'éventail s'est retourné. Alors que penser ? Bouderie de Myrrhus ? Mémoire assèchée ? Ou la "page flottante" s'est tarie ?

... quelque peu inquiet pour la suite. Je l'avoue...

...

19:35 Écrit par frédéric clément dans Rayon du blanc | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : Littérature |  Facebook

vendredi, 05 mai 2006

... perdu quelque part en mer de Chine

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...
... à part l'homme à l'éventail qui semble m'observer, m'interroger sur l'écran, rien.

Aucun mot ce matin. Peut-être "la page flottante" est elle en dérive quelque part dans le golfe de Siam et la mer de Chine ?... Attendre... Cette nuit, demain peut-être...

( Le récapitulatif de la "page flottante" est rangé dans le "tiroir n°1 de mots trouvés" du Magasin clément -> prendre la passerelle, là, sur la droite )
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13:05 Écrit par frédéric clément dans Rayon du blanc | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : Littérature |  Facebook

jeudi, 04 mai 2006

... pétales de neige

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Qui trille. Qui vrille, et fait trembler les troncs, tomber de gros pompons de fleurs avec de petits bruits de boules de neige sur la neige.

... ... ...

Jeudi. Absent hier, revenu ce matin. Je vois que Myrrhus a travaillé seul... l'homme à l'éventail et une poignée de mots en plus. Et, étrange hasard : des pétales blancs sur le clavier...
Pourtant la fenêtre de mon alcôve d'écriture était fermée...

...

13:30 Écrit par frédéric clément dans Rayon du blanc | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : Littérature |  Facebook

mercredi, 03 mai 2006

... derrière l'éventail

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Intimidé comme à la première touche sur une toile immaculée. Me retourne. Coup d’œil à l’homme en robe de soie. Il me suit du regard. Debout, immobile, à la lisière des bambous. Le muet siffle. Monte à nouveau son aigrelette flûte de merle mélancolique.

...

( Le récapitulatif de la "page flottante" est rangé dans le "tiroir n°1 de mots trouvés" du Magasin clément -> prendre la passerelle, là, sur la droite )
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15:40 Écrit par frédéric clément dans Rayon du blanc | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : Littérature |  Facebook

mardi, 02 mai 2006

... quelques pas à Cognacq-Jay

Allée nappée. Je m’engage. Cerisiers gourds de fleurs. Lourds de pollen. Sourds de silence. Je marche à pas d’échassier, levant haut les pieds, gêné de froisser ce sol enneigé de pétales.

... ... ...

Pas d'image ce mardi. Blanc. Juste ces mots. Sobrement remonté ce matin de la mémoire de Myrrhus. Peut-être en écho au sol enneigé que foule Zérène ? Mais sait-on jamais avec les caprices de Myrrhus? Peut-être qu'à mon retour du musée Cognacq-Jay... j'aurai... nous aurons... Peut-être...

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14:00 Écrit par frédéric clément dans Rayon du blanc | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : Littérature |  Facebook

samedi, 08 avril 2006

... récapitulatif d'avril

...

Samedi. Soleil. Profiter de l'absence du "merle conteur", piqueur, tireur de phrases, pour récapituler, en douce, le texte de la "page flottante"...

Rappelons nous... cette page remontée à la surface, malgré moi, qui s'est affichée un matin sur l'écran de Myrrhus II, le deuxième ordinateur Mac, bleu blanc, année 1998... Sans doute venue de sa mémoire. Mystérieusement.

Mot après mot, phrase après phrase, le texte se poursuit chaque matin, ou chaque soir, selon le caprice de Myrrhus.
Histoire complète? Fragment de roman ? J'avoue que moi-même je flotte un peu ...

Récapitulation de cette fin de semaine du 8 et 9 avril. Voilà ce que nous avons avons reçu :

Ce sont les trilles d’un oiseau qui m’ont sorti de mon abîme de sommeil. La jonque racle du roc. Je m’étire. Je sors. Pont. Poignard du soleil dans l’œil. Point noir. Le Capitaine Tuan me signifie que quelqu’un sur le quai cherche à me rencontrer.

" Me rencontrer ? Quelqu’un ? Ici ? En mer de Chine ? Et d’abord, où sommes-nous ? Sur quelle côte ? Sur quelle île ? "

Un merle mandarin me répond. Très posément. Très poliment. Et je comprends le merle mandarin. Parfaitement. Un merle mandarin perché sur le doigt d’un homme en robe de soie couleur de soir et de merle amoureux avec gilet et jabot couleur jaune coquille. L’homme est muet. Mais le merle parle pour lui. Dans un limpide et pur Français, de sa voix flûtée de soprano, il dit :

" Nous sommes, cher et respecté Etranger, sur L’île de L’Empourprée, à l’est des sept îles d’Ylong, dans les eaux Tonkinoises.

Mon imminent Maître, le sage et vénéré peintre Luo Wong, a une dévorante passion pour son épouse, mais il rage, il désespère de trouver le rouge de ses joues quand elle se pâme sous ses paumes, il se ronge de ne pouvoir saisir le vibrant vermillon quand elle soupire sous ses caresses.

Il connaît sur le bout de ses bambous, la fiévreuse vie de votre feu Watteau. Il sait sur le bout de ses pinceaux le frissonnant carmin qui affleure la nuque et le cou de ses promeneuses muettes dans les allées des peupliers roux.
Le troublant incarnat que votre fringant Fragonard pose sur le lobe des oreilles et le nez de ses effarouchées et oscillantes demoiselles.

Et surtout… Surtout ce merveilleux vermeil que votre Maître, François Boucher, sait faire monter sur les joues de ses jeunes filles, elles, peu farouches.

Il poursuit :


" … Mon Maître Luo Wong sait que vous êtes Zérène, le bienheureux élève du bienheureux Boucher, et que, par le fait, vous saurez poser le dernier fumatto, la dernière vapeur, le frisselis rouge sur les joues de son épouse, son trésor, son irremplaçable Kuo Laï, Soupir de Pivoine.

Mon Maître Luo Wong vous supplie de nous suivre - dit le merle mandarin sur l’index de l’homme - Mon Maître serait très honoré si vous acceptiez son hospitalité et son humble atelier… "
Pressentant que je trouverai peut-être, là, une occasion d’enrichir ma boîte en galuchat de ... ... ... ...
( là, il manque un ou plusieurs mots ) : J’accepte.

Au capitaine Tuan, un signe : je m’absente.

Mon palanquin porté par deux faquins, torse nu, peau de cuir tannée comme de vieux portefeuilles. Nous oscillons. Vaguement. Nous trottinons. Dodelinons. Soubresautons. Nous pénétrons dans les limbes absinthe d’une bambouseraie. Le merle mandarin s’est tu. Somnole, tête sous l’aile, sur l’épaule de l’homme, du muet en robe de soie couleur de soir qui glisse à ma droite, qui siffle un mélancolique trille tonkinois. Le jabot fonce de quelques tons, se nuance de jaune jonquille. Le trille ricoche de fût en fût, dégouttelle de feuille en feuille.

Le dos du portefaix d’avant, parsemé de papillons pompeurs de sueur. Odeur acide. D’aisselles. De fruits surs. De sciure. De poix. De pisse. De poissons.

10:30 Écrit par frédéric clément dans Rayon du blanc | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : Littérature |  Facebook

mercredi, 22 février 2006

...

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...

11:30 Écrit par frédéric clément dans Rayon du blanc | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : Littérature |  Facebook

mardi, 21 février 2006

... à peine

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... l'écho de froissements de pétales. Les empreintes de pieds s'évaporant sur le blanc. Lentement. Furtivement, pendant la nuit, l'ombrageuse veilleuse ...

11:05 Écrit par frédéric clément dans Rayon du blanc | Lien permanent | Commentaires (13) | Tags : Littérature |  Facebook