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jeudi, 01 décembre 2005

... dans mon livre de contes

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Novembre se referme... 1400 et quelques pas de passantes, de passants ont crissé sur le gravier de mes "instants cléments", en ce mois de novembre... certains ont regardé en silence, certaines se sont assises. Certains ont laissé quelques traces... Merci.
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Je garde le bruit de vos pas, le chuchotement de vos billets, l'esquisse de vos sourires dans mon livre de contes, précieusement...

A très vite, à très doucement en ce début hiver...

13:00 Écrit par frédéric clément dans rayon d'en haut | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook

lundi, 28 novembre 2005

... troc de têtes

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... Mr. Lewis Caroll avait perdu la tête... J'ai tout fouillé. J'ai mis deux jours à la retrouver.
Qui aurait pu imaginer que le sage Mr. Dogson s'amuse à troquer sa docte tête avec celle du chat de Chester ?

Deux jours à retourner tous les tiroirs, les armoires, les malles, les valises , les cartons de mon atelier.
Deux jours... sans même pouvoir laisser le moindre petit message sur ce banc public...

13:55 Écrit par frédéric clément dans rayon d'en haut | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook

vendredi, 25 novembre 2005

... juste un mirage

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... juste un mirage, une image de Mademoiselle Djerada, la sauterelle des bords du Nil... aux poignets de papyrus et chevilles de roseaux, sortie de l'imagination de Jules, le gardien de phare, et des pages de "Bel oeil" ...

10:40 Écrit par frédéric clément dans rayon d'en haut | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook

jeudi, 24 novembre 2005

... mon camélia et moi

... poser encore aujourd'hui quelques lignes de "Bel oeil", quelques passages du livre de bord ou registre de Jules LeGuern, le gardien de phare des Héaux de Bréhat, un hiver 1887...
à siroter avec un thé brûlant, un café fort, un chocolat onctueux ou un verre de rhum vieux, selon le temps et l'humeur...


"Voilà. J’ai pris de dessus mon armoire le registre des Phares et Balises, le gondolé, le naufragé, le tout tordu comme une ferraille de steamer échoué, celui qui a pris l’eau à l’automne, quand la vague de suroît a arraché la porte, s’est engouffrée dans le phare par le bas, a tout sucé le puits sur son passage, tout léché. De la soute jusqu’au quatrième étage.
Le registre rescapé, le recraché, retrouvé parmi une chaise cul-de-jatte, une paillasse éventrée, des papiers, des bidons, des conserves cabossés deux jours plus tard sur les rochers du plateau, les Epées de Tréguier, à basse mer. Une semaine à sécher dans la lanterne au feu du phare. Le gardais pour presser mes feuilles de tabac. j’écris dessus, là, maintenant. On écrit. Mon camélia et moi.

On est tous les trois dans le rond de la lampe, comme dans un pays chaud. Pays Rond. Pays Chaud. Un pays où il y aurait rien qu’un homme, un camélia et un grand livre froissé.

Sourire de voir les lignes qui montent au bout de ma main, qui descendent au bout de la plume, qui mangent la page. Raz-de-marée de mots. Des vagues de verbes et de varech. Elles ondulent. Déferlent. Elles couvrent le papier à gros bouillon. Je souris à l’idée : Quand le registre sera plein, ras le goulot, on aura, mon camélia et moi, un océan dedans. Là, Un grand océan de mots salés, étalé sur la table. Avec des poulpes, à ras bord, avec des congres, des bancs de sardines, des loups, des maquereaux, des marsouins, des armées de crabes verts qui pataugeront dans l’encre. Et des sirènes aussi. Jolies comme des cœurs. Posées sur des iles. Avec des perles de seins. Peut-être bien.

Je baille. M’étire. Coup de baume. Plongée. Le front entre les pages. A deux doigts de ma tête, la tête du camélia, le joli con d’Adèle. Le minou de Marie. Rose. Bouge. Frémit.
A peine. Légèrement sous mon souffle. Dit oui. Dit non. Dis oui. M’assoupis… "


Extrait ( p. 10 et 12 ) de :

Bel œil - confessions argentiques d'un gardien de phare - texte de frédéric Clément aux Ed. Albin Michel - 2004

14:05 Écrit par frédéric clément dans rayon d'en haut | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook

mardi, 22 novembre 2005

... vol plané

... Ai ouvert une petite parenthèse bleue et dorée. Prendant trois jours, la gelée blanche, le vent piquant, les feuilles volantes. Trois jours. Le temps d'un vol plané. Atterrissage à la frontière du pays d'Oz... Rencontre avec un épouvantail aux allures de" l'homme au chapeau de paille"... J'ai la chance et le scoop d'une interview. 253 clichés aussi... Le tout sera publié dans "Le Luminus Tour" ...

Ce soir, je referme la parenthèse bleue et dorée.

19:05 Écrit par frédéric clément dans rayon d'en haut | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

vendredi, 18 novembre 2005

... juste un instant clément

... une pie monte et passe devant le soleil levant. Mes doigts en suspens au dessus du clavier...
Suspension du "roman à plumes" pour regarder passer la pie...
Gorgées de thé vert et petits Lu. Je relis...

09:05 Écrit par frédéric clément dans rayon d'en haut | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook

jeudi, 17 novembre 2005

... coup de phare sur Bel oeil

... les carnets de Marie Pool font un joli coup de lumière à "Bel Oeil", mon livre ensablé...
Vous trouverez sur ce blog gourmand de mots, 3 longs extraits :

http://la_cause_des_causeuses.typepad.com

... bonne lecture...

07:42 Écrit par frédéric clément dans rayon d'en haut | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook

mercredi, 16 novembre 2005

... merveille et coquelicots

... juste un soupçon de rouge

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13:35 Écrit par frédéric clément dans rayon d'en haut | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : Littérature |  Facebook

mardi, 15 novembre 2005

... Mademoiselle SO

... "Snowy Owl, poissée de sang, gluante de jus de Naples et de Napolitains, se reposa sur la rambarde à la minute bleue. L'unique minute où Naples est silencieuse. Léger bruit de soupir. Sourire de Mademoiselle SO qui referma jusqu'au quatrième bouton son chemisier blanc moucheté de noir ... "

12:00 Écrit par frédéric clément dans rayon d'en haut | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook

dimanche, 13 novembre 2005

...plumes et peau

... Me suis glissé sous les plumes et dans la peau d'un harfang, ce matin. Haut vol. Quelques minutes seulement. Heureusement. Car retour éreinté, gelé, sur mon fauteuil, devant mon écran pâlissant, en veille, mon châle égyptien sur les épaules. Me reste sous les ongles quelques débris d'écorce, une minuscule plumule... et, j'en frissonne, sur l'index, une trace de sang sec...

10:20 Écrit par frédéric clément dans rayon d'en haut | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook